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dimanche 15 janvier 2017

Je voudrai...

Je voudrai d'un souffle disperser tes peurs
D'une caresse effacer tes fêlures

Je voudrai d'un mot chasser tes malheurs
D'un seul baiser refermer tes blessures

Et puis t'offrir
Une pluie d'étoiles
Pour t'aider à rêver,
Aimer sans réserve,
Et puis danser

Avec le soleil.
Et la vie.
Libre.


💗


mercredi 4 janvier 2017

Aujourd'hui, c'est sorties!

Secret pour secret, nouvel opus de la collection Les graphiques, d'abord! Avec un nouveau dessinateur : mon cher ami Jaypee. De quoi est-il question, ici ? D'un sujet qui me/ nous (Jaypee, P. Grieco, moi...) tient particulièrement à cœur : l'IVG (cf mes nombreux billets de blog sur ce thème au fil du temps...).


Voilà Lucas. Lucas et ses yeux de chien battu. Lucas et ses mains moites, ses baisers trop mouillés. Lucas, qui n'a toujours pas compris qu'entre nous c'est terminé. Dégage, Lucas. Disparais ! Fous-moi la paix ! D'habitude, en soirée, je danse, je m'éclate. Ça me permet d'oublier les semaines en solitaire, le silence étouffant de cet appartement trop grand. Là, c'est le contraire. Je me sens étrangère. Pas intégrée. Désintégrée. 

Chronique en avant-première : ici

Autre sortie : Le Jour où je suis partie, chez Flammarion jeunesse. Autre sujet qui me tient à cœur (féminisme, émancipation...), dans un pays de cœur (le Maroc). 

"C’est là-bas que je dois aller. À Rabat. Pour fuir ce mariage dont je ne veux pas. Pour rejoindre ces femmes, et marcher à leurs côtés en mémoire de mon amie."
Tidir rêve de liberté. Courageuse et déterminée, elle quitte son petit village près de Marrakech pour participer à la marche des femmes à Rabat. Au cours de son périple, la jeune femme doit faire face au mépris des gens et apprend à assumer son statut de femme libre...

Chronique de Mélisande :


vendredi 16 décembre 2016

Après des années...

... il suffit d'animer un atelier d'écriture, de décider de relever un défi (ici, écrire un slam avec "marron" et "bleu"), pour que certains souvenirs, certaines émotions affleurent... Le plus difficiel est de leur permettre de s'exprimer. 

Après des années...

Il y a dans ton regard du désespoir c'est certain
Tu t’égares dans le passé pour pas penser aux lendemains
De solitude et d'errance, de lenteur et d'impuissance.
Captive d'un corps friable, d'un corps de souffrance,
D'un corps faible, haïssable, parce qu'il te trahit,
Toi jadis si forte, tu te supportes plus ainsi.
Tu dépéris, tu te dis chaque soir "cette nuit, c'est fini",
T'espères ne plus te réveiller, pouvoir enfin te reposer,
Débarrassée du poids de ta vieillesse, et t'envoler 
Vers le bleu étincelant d'un ciel d'éternité.
Moi, je refuse de croire que dans tes yeux marron
C'est de la rage qu'il y a et la haine d'une prison,
Dont tu peux t'évader que d'une seule façon:
Tu sais, l'amour rend aveugle, et parfois vraiment con.
Un jour tu trébuches, tu t'effondres, ta carcasse
Te lâche encore une fois et se fracasse
Sur le sol froid du salon. T'as mal, t'as les poings serrés
Tu n'appelleras pas, tu couleras sans résister.
Tu reprends conscience dans une chambre d'hôpital,
Avec vue sur la télé ou le ciel hivernal.
T'aurais préféré que ça se termine autrement,
Quelque part tu t'en fous, tu sens que c'est maintenant
Le moment de lâcher prise, t'as tous les éléments,
Pour abandonner le présent, et courir avec le vent. 
Il m'a fallu du temps, tu vois, pour  arrêter d'angoisser 
Quand vient le moment des fêtes de fin d'année,
Pour comprendre ce sentiment de tristesse lancinant,
Qui s'agrippe à moi de Noël au jour de l'An. 
T'es partie, c'est pas grave, c'était ce que tu voulais,
Être libre de planer, invisible, près de ceux qui t'aimaient,
Qui t'aiment toujours et se souviennent de toi,
Telle que tu es dans leur cœur, que tu étais autrefois.