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dimanche 27 mars 2016

Essaouira : mouettes, chats... Et chevaux!

Un peu de légèreté dans un monde de brutes... Fabien et moi sommes partis quelques jours à Essaouira, pour prendre de vraies vacances (sans connexion ou presque), et parce que je souhaitais lui faire découvrir - à cheval bien sûr - cette région dont je conserve un souvenir magique. Quant à moi, je dois avouer que je rêvais de galops en bord d'océan depuis longtemps - les derniers, avec Keyrann, datant de 2005 ou 2006. C'est dire...
J'ai contacté Zouina Cheval en 2014, quand j'hésitais à ramener mes loulous en France. Si j'avais décidé de les laisser au Maroc, ils seraient allés chez eux. Depuis, je suis régulièrement leur actualité. Deux ans se seront donc écoulés entre les premiers contacts et la rencontre IRL avec l'équipe et les chevaux! Et je crois que, s'ils étaient restés là-bas, mes loulous n'auraient pu mieux tomber. 
Mais revenons donc à l'essentiel : les chevaux, les mouettes, les chats. 




Bleu, blanc, jaune, ce sont les couleurs d'Eassaouira, une petite ville où il fait bon se balader, flâner, bercé par les cris des mouettes et des goélands, les yeux plissés par le vent et les embruns. A essaouira, les gens sont cool. Vraiment cool. La population est éclectique, va du surfeur au berbère monté de Mhamid pour ouvrir un commerce, du hippie au Soussi, du résident qui se la pète grave à la mama bulldozer. On s'y sent bien, les gens sont gentils et il y a des restaurants végétariens. Donc, oui, cool est le terme. 
Essaouira, c'est aussi une ville où les chats sont très bien traités : la plupart ont été stérilisés et tous sont nourris, les gens leur laissent de l'eau à disposition...


le matou du café qui m'a squattée une demi-heure en ronronnant...
Le lendemain de notre arrivée (notez qu'il n'y a qu'un petit échantillonnage de poils et de moustaches, j'ai vraiment pris énormément de photos), départ pour Diabat, où se situent les écuries de Zouina cheval.
Au programme : deux balades pour moi, une remise en selle et une balade pour Fabien. Najib est très gentiment venu nous chercher, et nous a conduits jusqu'au ranch. J'ai été accueillie par des calins d'Amalou. Il était dans le premier box, à l'entrée. Curieux, gentil... Il m'a donc assaillie de bisous (sur les joues, le cou, le nez)... Comment résister ? Fabien et Najib se sont occupés d'Ayyur, qui allait être la monture de Fab pendant la randonnée. Et moi, j'ai commencé à gratouiller... 
Amalou
Depuis 1994, j'ai fait de très nombreuses randonnées au Maroc - et un peu ailleurs aussi. C'est la première fois que j'en effectue une aussi bien organisée (bivouacs, cuisine...), humainement très agréable (guide adorable et compétent, propriétaires du ranch très accueillants et gentils), et top au niveau des chevaux.
Les arabe-barbes sont extrêmement attachants, et tous ont un cœur d'or et une volonté à toute épreuve, pourvu qu'on prenne le temps de leur donner une chance de s'épanouir. C'est le cas, chez Sophie et Najib. Et c'est bien agréable, de monter des étalons à la fois endurants, bien éduqués et très équilibrés.


Amalou, je l'ai découvert durant ces trois jours, est un petit cheval très attachant, de mieux en mieux à mesure qu'il se sentait en confiance avec moi.
matin câlin et grain



Fabien a monté Ayyur, cheval extrêmement fiable, et rapide - et a eu un gros coup de coeur pour Kiss me, essayé durant la deuxième matinée.

Entre océan et dunes. Amalou et moi, Fabien et Kiss me, Sophie et Ayyur


La randonnée que nous avons effectuée dure deux jours. Mêlant océan et campagne, elle permet de découvrir la très belle région de Sidi Kaouki et du cap Sim.  Le rythme ? Adaptable, selon le niveau des cavaliers. 

entre les arganiers

Sophie et Kiss me

des ânes en liberté
video

C'est aussi lors de ces deux jours que Fabien a pu faire, après une découverte des dunes, son premier vrai grand galop sur la plage, le visage fouetté par le vent et l'écume... 

Fabien et Ayyur




Fabien et Ayyur, Mohand et Kissat

video

Amalou, bien qu'excité à la perspective d'être au bord de l'eau, s'est montré remarquablement attentif à mes demandes - et le triple galop final, dont vous ne verrez aucun film parce que je n'avais pas d’appareil (ni de go pro)... était aussi génial visiblement pour lui que pour moi. 






Pour Fabien comme pour moi, ces retrouvailles avec la randonnée et le Maroc ont été merveilleuses - et nous sommes bien décidés à renouveler l'expérience!

Si vous voulez plus de renseignements sur  Zouina cheval, re-voici le lien: clic!
(Et si vous avez la trouille à cause des imbéciles qui nous pourrissent l'existence avec leurs attentats, le coin est sûr, la religion musulmane n'a rien à voir avec cette secte de malades...)

#ZouinaCheval


mercredi 16 mars 2016

Salon du Livre de Paris

Samedi
Stand Milady : 14H-15H30 pour Fanny.
Stand Mnémos : 16H-18H pour Jadis (avec mes camarades, en plus)  et Les Numinées.

Dimanche 
Espace libraire : 13H-13H45 pour Là où tombent les anges  (avec Cindy van Wilder)

Il y a de fortes chances de me trouver samedi entre deux dédicaces et en fin de matinée du côté de chez Gulf Stream, et dimanche entre 11 et 13 tout pareil.

mercredi 9 mars 2016

Tant d'Etoiles dans la nuit sort aujourd'hui

... avant d'aller manifester contre le projet de loi sur le travail ( #NonALaLoiTravail ), un dernier extrait de Tant d'Etoiles dans la nuit, mon petit dernier qui sort aujourd'hui dans toutes les bonnes librairies (et sera donc disponible dès demain - post grève!)


Lee
Criminal Investigations Bureau, salle d’interrogatoire n°2

Earth was born in a far away galaxy,
Had  many brothers and sisters
So, she was really not the center
Of the universe you see,
Jace D., And She Turns


Murs gris, table de formica, chaises métalliques ; seules touches de couleur,  les gobelets de café vides et le glaçage chimique de quelques doughnuts. Je suis seul. J’attends le retour de l’inspectrice Morgan. La quarantaine brune et sportive. Une belle femme, bien plus avenante que son pit-bull d’équipier. Elle et Riggs voulaient des précisions sur toi. Je leur ai fait remarquer que si j’étais pas suspect, elle aurait aussi bien pu me cuisiner dans un endroit plus riant. Lui s’est tiré – de nouvelles infos, je crois.
Morgan a reconnu que j’avais raison.  D’où le jus de chaussette et les beignets gras.
Je lui ai répété le pourquoi du comment tu m’avais viré, le pourquoi du comment tu m’avais recontacté, le truc des douze étapes, des excuses présentées, du pardon.
Je lui ai fait un bref topo sur ta carrière : Break Your Chains,  Wonderland, les premiers concerts, les premiers succès. Ce qui l’intéressait, c’était Don’t Believe et le chaos que l’album a provoqué : appel au boycott, menaces anonymes, buzz monstrueux sur le web, succès assuré.  Sûr qu’en critiquant les puritains de tous poils, tu ne t’es pas fait beaucoup d’amis parmi eux. Je sais pas pourquoi, t’as jamais pu encadrer les prêtres, les pasteurs encore moins.

Don’t believe them
Their words are poison
Their prayers are prison
Poison for your mind
Prison for your life[1]

Les lobbies ont tellement mis la pression que July Kaplan a failli être virée pour t’avoir invité dans son émission. C’est pendant cette période que tu as écrit ce tweet : « Je ne crois en rien, sauf en moi-même » que Blight a eu la bonne idée de décliner en goodies. Il y avait des tee-shirts, des porte-clefs, même des figurines, façon superhéros.
Morgan se demande s’il y a un fanatique derrière tout ça. Un fou de Dieu qui s’est mis en tête que te buter, c’est sa mission sacrée. Il faut dire que les créationnistes et leurs petits copains n’y sont pas allés de main morte en apprenant qu’on t’a tiré dessus. Entre les twitts sur le « châtiment divin », le « péché puni » et les commentaires du genre « il l’a bien mérité ! Béni soit celui qui a fait ça », c’est vrai qu’il y a de quoi piocher un coupable.
Mais en même temps, ça fait six ans que l’album est sorti.
Elle a d’autres hypothèses aussi. D’autres suspects. Tu te rappelles Willy Fatt, ce fan de Manson complètement taré qui te suivait partout et t’accusait de plagiat ? Il a débarqué, furax, à ce talkshow, où Marylin Manson et toi vous avez chanté en duo. Il a tenté de te planter un couteau dans le bide avant de se faire arrêter. Apparemment, il serait à Milwaukee. Morgan soupçonne également Sidney. Rien de concret, note bien. Des questions par-ci par-là, l’air de rien. Mais faut pas me prendre pour une bille, j’ai capté que c’était Speedy qui l’intéressait. En même temps, je la comprends : le soda et le muffin trouvés sur le comptoir de la cabane font très private joke, et la môme est tout le temps collée à toi.  
Mais j’y crois pas. Sidney t’adore. Elle ferait tout pour toi.
Le téléphone sonne. Mon inspectrice préférée s’éclipse avec un sourire d’excuse, revient cinq minutes plus tard. Derrière elle, un bleu avec deux autres cafés. Elle s’assied, pose sur la table un nouveau document.
— On vient de retrouver le portable de Jace. Dans le lac, précise Morgan. On a récupéré le contenu et on tente de tracer l’origine des derniers numéros en mémoire. Dites-moi, des phrases comme : Aie confiance, mon cœur ou Tous les mensonges deviennent réalité, ça vous parle ?
Wonderland.
— Pardon ?
Wonderland, les paroles de sa chanson sur Alice. Vous savez, Alice au Pays des Merveilles. Lewis Carroll…  C’est comme les étiquettes sur les photos. Eat me. Drink me. Ça vient de là.
Morgan fronce les sourcils, referme le dossier.
— Parlez-moi de l’accident.


[1] Ne les crois pas/ Leurs mots sont un poison / Leurs prières sont une prison / Un poison pour ton esprit/ Une prison pour ta vie

Et pour conclure, la carte des manifestations d''aujourd'hui en france : .

lundi 7 mars 2016

Rencontres

Ces quinze derniers jours, j'ai effectué des rencontres à Valognes et à Flers. Les premières, dans le cadre d'un projet organisé par la MADO pour sensibiliser les adolescents et les adultes au harcèlement,  les secondes en amont du salon du livre de Flers (j'ai malheureusement dû annuler ma venue en avril). Ces rencontres sont toujours extrêmement riches, humainement - tant auprès des ados que des adultes que je découvre (et qui m'accueillent avec des litres de café, ô combien nécessaire pour moi qui ne suis pas du tout du matin). Ce que j'apprécie, avec les classes, ce sont les échanges, leur humanité, même quand elle part dans tous les sens, parce qu'elles me font progresser et me confortent dans la nécessité de rester sincère dans ce que je fais... et de ne jamais sous-estimer mes lecteurs. 
Ci-dessous : quatre articles, deux chansons (en gros plan et en extrait, l'une sur le harcèlement, l'autre sur Là Où tombent les anges.)