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mercredi 25 janvier 2017

IVG, genre, égalité et tous ces mots qui...

... fâchent Trump, la Manif pour tous, Fillon, Les Le Pen girls (même si tata a recadré sa nièce à propos de l'IVG, d'ailleurs comme je suis sympa je vous remets le lien de #DansTonCom, la super réponse de Klaire fait grr en soutien au Planning familial...), les intégristes religieux de tous poils. Eh oui, les liens sont évidents, et les cibles semblables : "les autres (autres mœurs, autre couleur de peau, autre religion, autre sexe, etc. Et je ne vous parle même pas des autres espèces, de la chasse, de l'écologie, hein...). 
Mais, donc, là, les femmes. 
L'égalité. L'IVG. Le genre. Toussa. En fait, pourquoi ce billet ? Parce qu'hier, j'ai rencontré des classes autour des Graphiques, ma série de BD avec Stéphanie Rubini et Jaypee autour de thèmes comme le harcèlement, l’homosexualité, le genre (ben pas encore mais soon), etc. A chaque fois, les adolescents me demandent si c'est du vécu. J'explique. Oui. Non. Témoin. Plus ou moins. Un peu, beaucoup.  Arrive la question du dernier album, Secret pour secret.
Ça parle de quoi ? Ça parle d'avortement. Un sujet d'actualité, qui ne devrait plus l'être depuis le temps, mais qu'on doit toujours et encore défendre. Et la question n'est pas "est-ce que je le garde?" mais "comment je fais, pour une IVG?" Parce que je pars du principe qu'à seize ans, on a un peu autre chose à faire qu'élever un bébé - grandir, faire des études, vivre, simplement.




 Le problème de Louane, c'est qu'elle est paumée, et surtout submergée par les démarches à effectuer et la trouille de la douleur.
Voilà. J'en ai un peu parlé, hier, lors de mes rencontres. J'ai aussi évoqué, parce qu'on m'a demandé si j'avais des enfants et si j'en voulais, non pas le prétendu instinct maternel, mais le choix d'avoir ou non des enfants. J'ai expliqué qu'à un de mes amis, gay et en couple depuis des années, qui s'interrogeait sur sa légitimité de père, j'avais répondu qu'il serait sûrement un super papa, parce qu'il voulait des enfants, se sentait prêt à les assumer... et que je ferais une très mauvaise mère parce que ça ne m'intéressait absolument pas, que je n'en avais aucune envie. 
On n'a pas des enfants par convenance, mais par choix, peu importe qu'on soit hétéro ou pas
Ce qui nous ramène à l'IVG, non ? 
Ce qui m'a frappée, hier, c'est à quel point les mentalités se sont ouvertes ces dernières années. Parmi les ados, en tous cas. Même s'il y a de bons gros relents d'homophobie, parfois - ce sont plutôt des cas isolés. On ne me demande plus en ricanant si j'ai déjà embrassé une fille, et quand je lis les anecdotes relatées par Jeanne-A. Debats sur ses collégiens, je me dis que le monde change - en mieux pour plein de trucs. 
 Est-ce que la Manif pour tous, les extrémismes de droite, ne seraient pas chez nous les derniers sursauts d'une pensée délétère et moribonde, qui tente ses derniers coups d'éclat/ état  (et les réussit parfois...) ? 


En attendant, Secret pour secret est sorti il y a dix jours... Et je suis fière qu'il contribue à sa manière à défendre les droits des femmes, la liberté de disposer de son corps et de sa vie.
#MonCorpsMonChoix
#TogetherWeRise #OneWomansRiot #iCantkeepquiet


 



dimanche 15 janvier 2017

Je voudrai...

Je voudrai d'un souffle disperser tes peurs
D'une caresse effacer tes fêlures

Je voudrai d'un mot chasser tes malheurs
D'un seul baiser refermer tes blessures

Et puis t'offrir
Une pluie d'étoiles
Pour t'aider à rêver,
Aimer sans réserve,
Et puis danser

Avec le soleil.
Et la vie.
Libre.


💗


mercredi 4 janvier 2017

Aujourd'hui, c'est sorties!

Secret pour secret, nouvel opus de la collection Les graphiques, d'abord! Avec un nouveau dessinateur : mon cher ami Jaypee. De quoi est-il question, ici ? D'un sujet qui me/ nous (Jaypee, P. Grieco, moi...) tient particulièrement à cœur : l'IVG (cf mes nombreux billets de blog sur ce thème au fil du temps...).


Voilà Lucas. Lucas et ses yeux de chien battu. Lucas et ses mains moites, ses baisers trop mouillés. Lucas, qui n'a toujours pas compris qu'entre nous c'est terminé. Dégage, Lucas. Disparais ! Fous-moi la paix ! D'habitude, en soirée, je danse, je m'éclate. Ça me permet d'oublier les semaines en solitaire, le silence étouffant de cet appartement trop grand. Là, c'est le contraire. Je me sens étrangère. Pas intégrée. Désintégrée. 

Chronique en avant-première : ici

Autre sortie : Le Jour où je suis partie, chez Flammarion jeunesse. Autre sujet qui me tient à cœur (féminisme, émancipation...), dans un pays de cœur (le Maroc). 

"C’est là-bas que je dois aller. À Rabat. Pour fuir ce mariage dont je ne veux pas. Pour rejoindre ces femmes, et marcher à leurs côtés en mémoire de mon amie."
Tidir rêve de liberté. Courageuse et déterminée, elle quitte son petit village près de Marrakech pour participer à la marche des femmes à Rabat. Au cours de son périple, la jeune femme doit faire face au mépris des gens et apprend à assumer son statut de femme libre...

Chronique de Mélisande :