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dimanche 16 juillet 2017

Respirer, retrouver goût à l'écriture

...Plusieurs amis et mon cher et tendre m'ayant mis le nez dans... mon état d'extrême fatigue (incapacité d'écrire, nerfs à fleur de peau, etc.), j'ai donc décidé de faire un break... d'un mois. un mois sans écriture (ou presque), sans édition (ou presque). J'avais vu venir les signes - fatigue, écriture de plus en plus laborieuse, impression de ne plus prendre plaisir à créer, envie de rien, besoin d'être seule, lassitude - mais je n'avais rien voulu entendre.
Bref. Vacances prises. Les premières depuis une éternité, en fait.
 Tout ne s'est pas déroulé de façon aussi sereine que je l'aurais voulu mais cette coupure m'a été salutaire, je pense. 
Dans nos métiers - écriture, illustration, etc. - nous sommes tellement dépendants de notre production que nous nous épuisons, vampirisés par l'écriture (ou le dessin, etc.), vidés par les impératifs financiers du quotidien... et le stress de ne pas savoir de quoi seront faits les lendemains. Contrat, pas contrat ? Le comptable est-il en vacances ? Le rendez-vous pour parler de tel ou tel prohjet avec mon éditeur/ futur éditeur" va-t-il porter ses fruits ? Et une bonne dose de culpabilité puisque "nous avons la chance" de "vivre de notre passion". 
Moralité : l'inspiration  la fameuse, qui intrigue tant les classes que l'on visite) s'épuise au même titre que l'énergie, le stress prend le relais, et on se retrouve en fin de saison de salons à échanger sur nos retards divers et variés, nos blocages d'écriture et notre immense trouille de "ne plus y arriver". 
Le problème, quand on est auteur et que l'on vit de sa plume, c'est que les vacances sont un luxe (vacances : ne pas écrire, ne pas travailler sur des projets, ne pas corriger de texte, ou pas trop, prendre du recul, soin de soi, etc.) - cela faisait 9 ans je crois que je n'avais pas fait ça - un mois (ou presque, il a fallu faire pas mal d'édito pour Lynks) SANS mon métier. Et ça fait vraiment du bien. Bien sûr, j'en paie le prix, maintenant : le super contact que j'avais avec une maison d'édition s'est envolé, je suis ric-rac pour passer l'été, je flippe grave pour la rentrée... Mais je me dis que ça en valait la peine, et que même si les mois à venir seront un peu compliqués, je ne cèderai plus à la panique en acceptant le premier projet venu...
Grâce à la Charte (et à de longues discussions avec Samantha Bailly), j'ai décidé il y a quelques mois de prendre le taureau par les cornes et, sans prendre un agent fixe pour le moment, de négocier mes contrats de manière à ne plus me retrouver, come ça a été le cas en 2017, au bord du burn-out. 
#OnVautMieuxQueCa
 



 Ce petit billet, donc  pour expliquer ce long silence (mais pas la disparition de mes articles politiques perdus dans les limbes à la suite d'une fausse manip.) et mon besoin d'isolement. Je ne suis pas sûre d'être beaucoup plus présente dans les prochaines semaines - pour d'autres raisons, plus personnelles.
J'essaierai néanmoins de poster au moins quelques poèmes feel good d'ici fin août.